Le 3 novembre 2020 ont finalement eu lieu les élections présidentielles des États-Unis d’Amérique. En tant que plus grande puissance mondiale, ce pays entretient des rapports, qu’ils soient bons ou mauvais, avec les différents États du monde entier. De fait, l’élection du nouveau Président américain importe les gouvernements des pays étrangers. Par conséquent, le choix de son président est forcément interprété par les autres pays. Mais comment “le monde” envisage ses rapports avec les Etats-Unis à l’issue de ces élections présidentielles dont Joe Biden s’avère être le vainqueur ?

• QUEL CANDIDAT LA CHINE SOUHAITAIT-ELLE VOIR GAGNER L’ÉLECTION ?

– La chine en faveur d’une défaite de Trump ?
En 2016, lors de son élection, le président Trump a utilisé toutes les armes qu’il avait à son arsenal pour nuire à l’image de la Chine. Mais en plus de cela, il faisait également tout ce qui était en son pouvoir pour rapatrier les entreprises américaines présentes en Chine, mais aussi de limiter la présence chinoise sur le marché américain. Il a même promis en cas de réélection qu’il accentuerait la pression sur la Chine au détriment de la stabilité économique et politique du monde. Mais malheureusement pour lui, Joe Biden s’avère être le vainqueur des élections. Puisque Trump n’est pas le vainqueur, on serait tenté de croire que la situation avec la Chine serait différente. Mais croire cela ne serait sans doute rien d’autre que de la naïveté car, même si la Chine se réjouit que Biden ait été élu, la concurrence s’est beaucoup intensifiée entre les deux pays. De plus, le nouveau Président américain devrait composer une opinion publique plus défavorable à la Chine du fait de son aile gauche en pleine ascension qui privilégie une politique commerciale axée sur la protection des emplois manufacturiers.

– Au contraire, la politique de Donald Trump serait peut-être même avantageuse pour la Chine

Comme on le sait tous, la Chine et les États-Unis sont de grands rivaux sur le marché. On parle même de « guerre commerciale » entre la Chine et les États-Unis. Les deux puissances se disputent depuis longtemps déjà la première place sur la sphère internationale. Sous Trump, la puissance américaine s’est tournée vers une politique de replis sur soi vis-à-vis de certaines zones où elle était très présente comme l’Afrique notamment, où l’on commence à remarquer une forte présence chinoise ces dernières années.
On arrive vite à la conclusion que la Chine joue vraisemblablement un rôle sur le retrait des États-Unis, pour se faire une place, c’est pourquoi sa réélection aurait pu être une bonne nouvelle pour la Chine.

• UN PETIT MOT SUR LA RUSSIE

– La Russie serait, tout comme la Chine, en faveur d’une victoire de Trump
Si Trump constitue un “ennemi” pour la Chine, la Russie elle, semble nous montrer un tout autre regard vis-à-vis des élections américaines. En bref, les services de renseignement américains pensent que la Russie a tenté d’influencer le vote en faveur de Donald Trump, en mettant en avant des réunions entre son équipe et des responsables russes. Ont été évoqués une cyberattaque contre la campagne présidentielle d’Hillary Clinton et les démocrates ou encore le ciblage des bases de données électorales par État et des efforts pour amplifier des données fausses ou partisanes en ligne. Cette fois-ci, il s’agit de Biden à la place de Hilary Clinton. Les autorités russes continuent certes de nier les faits mais une question fondamentale se pose tout de même : pourquoi la Russie s’acharnerait-elle pour une victoire de Joe Biden ? Pour une raison à peu près similaire à la Chine. Les États-Unis ont depuis longtemps incarné ce rôle de « justicier du monde » qui a finalement été remise en cause avec l’arrivée de Donald Trump à la tête des États-Unis car il a mené une politique de moins en moins mondialisée. La Russie voyait donc là une chance de prendre cette place de « Justicier du monde ».

• L’AFRIQUE AVAIT-ELLE UNE PRÉFÉRENCE ENTRE LES DEUX CANDIDATS ?

– L’Afrique a-t-elle ses chances d’avoir une bonne relation avec les États-Unis ?
En effet, Trump ne s’est jamais vraiment investi comme il se doit dans les relations avec l’Afrique. Il a notamment fait preuve d’un grand mépris vis-à-vis du commerce avec elle. L’Afrique voulait représenter une priorité sous le mandat de Trump et attendait un réel investissement de la part du Président américain dans leurs relations. Même si on peut tout de même espérer une amélioration de ces relations sous un mandat de Biden, il ne faut pas pour autant espérer un miracle car l’Afrique, autant sous un mandat républicain que démocrate, n’a jamais constitué une priorité pour les États-Unis. Donc certes, les relations entre l’Amérique et l’Afrique connaîtront une amélioration, mais il ne faut pas s’attendre à un miracle.

– Une présence chinoise en Afrique qui a freiné le développement des rapports Américano-Africains sous Trump
Pas la peine de rappeler que Trump a mené sous son mandat une guerre commerciale avec la Chine qui est toujours d’actualité. Mais, étant donné que la puissance chinoise commence à développer une forte présence en Afrique, cela a évidemment contrarié le président Trump qui faisait déjà pression sur le continent africain. Ce dernier les a méprisés en leur expliquant qu’ils construisent des infrastructures extravagantes et inutiles avec les prêts chinois et par la suite se retrouvent lourdement endettés.
C’est pour cette raison qu’il mettait une telle pression sur les Africains histoire qu’ils se décident à choisir entre les Etats-Unis et les prêts chinois. Biden, quant à lui, veut procéder à des accords avec la Chine pour mettre fin avec cette guerre, même s’il affirme que ce ne sera pas sans difficulté, ce qui représenterait pour les Africains une lueur d’espoir. Mais une fois de plus, il ne faut pas s’attendre à un miracle car l’Afrique n’a jamais été une priorité pour les États-Unis.

• UN PETIT TOUR AU MOYEN ORIENT

– L’Israël dans un premier temps
L’Israël, sous le mandat de Trump a été un très gros allié des États-Unis. Grâce à l’accord de défense qui a régné entre les deux pays sous durant ce mandat, l’Israël, malgré sa petite superficie, a pu tenir en plein milieu du Moyen-Orient aux côtés de pays dangereux comme l’Iran ou même l’Arabie Saoudite. Pour le coup, on peut dire que la défaite du président Trump à cette élection est un très mauvais point pour l’Israël qui risque de se retrouver dans une position assez délicate si jamais cet accord de défense est remis en cause.

– L’Iran, satisfait d’une défaite de Trump ?
Évidemment que oui ! Les rapports entre l’Iran et les États-Unis ont toujours été très hostiles sous le mandat de Trump. Le président Américain a longtemps exercé une pression sur l’Iran qu’il a même promis d’accentuer en cas de réélection. Donc si un pays est bien content que Biden soit élu, c’est bien l’Iran car en effet le futur président Américain a pour objectif de créer des accords entre les États-Unis et l’Iran pour mettre fin aux tensions.
Pour montrer à quel point Donald Trump est contre la mise en place d’accords ou de traité de paix entre ces deux États, il a demandé à ses conseillers le 17 Novembre 2020 s’il pouvait bombarder l’Iran afin d’encore plus détériorer les relations avec l’Iran. Ceci ayant pour but que Biden ne parvienne pas à mettre des accords en place avec l’Iran. Mais ils ont tous été en défaveur de cette décision. On peut donc émettre l’hypothèse que le mandat de Biden favorisera une meilleure relation des États-Unis avec l’Iran.

• ENFIN, QU’EST-CE QUE L’ÉLECTION CRÉE EN EUROPE ?

– Le Royaume-Uni et le Brexit
Le « Brexit » est un mot qui a été adopté pour parler du départ du Royaume-Uni de l’Union-Européenne. Départ qui est toujours en négociation depuis des années. La prochaine date prévue est le 31 Décembre 2020. Le Brexit ne posait pas de problème car à défaut de faire parti d’une coalition Européenne, Boris Johnson comptait sur les États-Unis de Trump qui le soutenaient dans sa démarche du Brexit afin que les deux États avancent ensemble grâce aux accords et aux traités. C’est la raison pour laquelle le Brexit ne posait aucun problème aux Anglais. Mais aux dernières nouvelles Biden est contre le Brexit puisqu’il revendique des origines irlandaises, et le Brexit reviendrait à diviser l’Irlande du Nord et l’Irlande du Sud. Le futur président ne veux donc pas qu’une guerre de territoire éclate entre les deux Irlandais. Il se positionne donc contre le Brexit. Ce qui met Bris Johnson dans une position délicate, ne bénéficiant plus du soutien des États-Unis en cas de « Brexit ».

Mohamed Kaba

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