L’affaire du financement de la campagne électorale d’Emmanuel Macron à Lyon classée sans suite

En juin 2018, une plainte pour détournements de fonds publics a été déposée contre le président par un élu de l’opposition au conseil municipal. Le lundi 13 janvier, le parquet de Lyon décide de classer sans suite l’affaire. 

Stéphane Guilland, à l’origine de la plainte

Stéphane Guilland est un élu au conseil municipal et à la Métropole de Lyon qui représente le parti Les Républicains. Le 11 juin 2018, il dépose plainte pour « détournements de fonds publics, abus de biens sociaux, et infractions au code électoral » auprès du procureur de la République de Lyon. Parmi les faits dénoncés, il évoque la période durant laquelle Emmanuel Macron était ministre de l’économie et des finances. Ce dernier s’était en effet rendu dans les salons de l’hôtel de ville où il avait évoqué le thème de la chimie, qui est un thème central dans l’activité industrielle lyonnaise. 

Gérard Colomb, lié à l’affaire par le soutien qu’il accorde à Macron

 A cette époque, Gérard Colomb maire de Lyon et fervent soutien du parti En marche, organise des événements où sont conviés plus de 800 invités, tout ceci aux frais de la métropole. Ceci est ainsi perçu comme une participation au financement de la campagne électorale d’Emmanuel Macron.

Les accusations de Stéphane Guilland concernant mai 2017, époque des élections présidentielles  

Stéphane Guilland évoque, par la suite dans son dépôt de plainte, que Gérard Colomb aurait mis à disposition un appartement de la métropole pour Emmanuel Macron et Alain Juppé le 1er mai 2017, c’est-à-dire entre les deux tours des élections présidentielles. 

La finalité, la réponse aux accusations 

Ce 13 janvier, le procureur de la République Nicolas Jacquet décide de classer sans suite l’affaire en déclarant que « les infractions au code électoral évoquées dans la plainte initiale ne sont pas constituées. ». 

En réponse à la question de la visite sur les thèmes de la chimie, le procureur explique que « la visite de monsieur Emmanuel Macron, à l’époque ministre de l’économie et des finances, était bien en lien avec ses fonctions et ne constituait pas une visite de pré campagne électorale ».

De plus, concernant la mise à disposition d’un appartement, Gérard Colomb se défend en plaidant qu’ils « avaient simplement besoin d’un endroit discret ». Ainsi, pour le procureur, « aucun détournement de fonds publics n’est caractérisé dans cette mise à disposition ponctuelle ». 

L’affaire est ainsi classée sans suite.

 T. C.

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