Jean Castex, entouré de son habituelle équipe de ministres eux-mêmes concernés, s’est exprimé au cours du Conseil des ministres ce mercredi 9 décembre concernant le texte du projet de loi contre les séparatismes. Un texte qui se positionne contre « l’idéologie pernicieuse » des séparatismes.

Projet contre les séparatismes

Mercredi dernier, l’exécutif a dévoilé le texte de son projet de loi concernant la lutte contre les séparatismes. Le Premier ministre, Jean Castex était entouré des ministres de l’Éducation, de l’Intérieur et de la Justice. De nombreux sujets sont concernés par la mise en place du texte : l’éducation, les associations, le cyber-harcèlement et la haine en ligne, ou encore les moyens de financement des lieux de culte. Jean Castex a tenu à préciser que la loi se dresse pour protéger les principes de la laïcité, qui « font l’objet d’attaques répétées, insidieuses ». Le Premier ministre a souligné que ces atteintes à la laïcité trouvent régulièrement leur source au sein de « l’idéologie pernicieuse portant le nom d’islamisme radical ».

Parmi les « attaques », sont notamment concernés les « enfants retirés de l’école pour recevoir une éducation communautariste », les « associations sportives qui conduisent des actions de prosélytisme religieux » ou encore les « associations culturelles qui deviennent des relais d’influence étrangère ». Le chef du gouvernement a tenu à rassurer, en assurant que « la République entend se défendre. »

Selon un sondage réalisé par Via Voice, commandé par La République en Marche, 88% des Français seraient « préoccupés » par la montée de l’islamisme dont 58% « très » préoccupés.
Ce projet de loi entend répondre à l’inquiétude croissante des Français concernant les attaques répétées, sous la forme d’attentats ou de décapitations – en n’oubliant pas le drame arrivé à Samuel Paty – qui entachent le bien-être global de notre société.

« Pas un texte contre les religions »

Le texte, dont la version finale du titre reflète une « loi confortant le respect des principes de la République », vise à contrer « l’hydre islamiste ». Mais la loi a souffert de nombreuses critiques étrangères, concernant en premier lieu la publication des caricatures de Mahomet et la position laïque d’Emmanuel Macron.

L’exécutif français est forcé de prendre un maximum de précautions dans l’expression du texte de loi pour éviter de nouvelles stigmatisations de la part d’une partie de la communauté musulmane. Le gouvernement a tenu à préciser ses intentions : « Ce projet de loi n’est pas un texte contre les religions ni contre la religion musulmane en particulier ». Jean Castex a notamment argué que « C’est à l’inverse une loi de liberté, c’est une loi de protection, c’est une loi d’émancipation face au fondamentalisme religieux et, plus généralement, face à toute idéologie ou dérive qui poursuivrait les mêmes finalités. »

Mesures de protection

Le texte comporte de nombreux articles de lois appelés à combler des lacunes juridiques. Des dispositions pour restreindre l’instruction à domicile sont notamment présentes, mode d’enseignement qui concerne 62 000 enfants. Différentes dérogations seront possibles pour quelques motifs impérieux, comme la santé ou le sport, alors qu’une interdiction totale de cette pratique était initialement prévue.

De plus, la loi contient plusieurs articles permettant la mise en place d’un contrôle accru du financement, et du fonctionnement, de différentes associations soupçonnées d’agissements séparatistes. Une meilleure gestion de la haine en ligne est également prévue au sein du texte de loi, afin de protéger les différentes victimes de « pressions séparatistes ».

Une autre mesure centrale concerne l’extension du devoir de neutralité aux salariés délégataires du service public, comme les transports en commun. En somme, ce texte de loi vise à protéger la France, la protéger des radicalismes qui menacent sa liberté d’expression.

Pierre Karst – 11/12/2020

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