8 MAI : DES COMMEMORATIONS EXCEPTIONNELLES EN EUROPE :

75 ans après la capitulation nazie du 8 mai 1945, qui met un terme à la guerre en Europe, les célébrations se devaient solennelles et populeuses, comme à l’accoutumée, en ce 8 mai 2020. Mais la présente crise virale les a rationnellement vidées de spectateurs, une première…

En France :

L’état d’urgence sanitaire a été prolongé jusqu’au 10 juillet par le Parlement, afin de freiner l’épidémie de Covid-19. Dans ce contexte, les rassemblements sont suspendus ; c’est notamment le cas des célébrations de l’armistice.

Sur le plan national, la commémoration fut gérée ce vendredi 8 au matin à Paris, avec le président Emmanuel Macron, précisément à l’Arc de Triomphe, Place de l’Etoile. Cette cérémonie, non ouverte au public, était retransmise à la télévision, dans sa plus simple expression, sans détachement d’honneur, et avec un seul porte-drapeau. Parmi les étapes présentes : le dépôt d’une gerbe au pied de la statue du général De Gaulle, suivi de la remontée des Champs-Elysées déserts, l’hommage au soldat inconnu, mais aussi la rencontre du président avec ses prédécesseurs François Hollande et Nicolas Sarkozy ainsi que la maire de Paris Anne Hidalgo, et les présidents respectifs de l’Assemblée Nationale et du Sénat, à savoir Richard Ferrand et Gérard Larcher.

Dans les préfectures, il y avait l’organisation d’une cérémonie à format restreint au monument aux morts de chaque chef-lieu de département.

Enfin, pour ce qui est des communes, les maires pouvaient organiser un dépôt de gerbes aux monuments aux morts, cela n’étant pas ouvert au public.

A l’étranger :

Décalage horaire oblige, la Russie fête habituellement une commémoration grandiose le 9 mai, « jour de la victoire », en raison de la signature qui intervint le 8 mai à 23 heures, heure de Berlin. Cette année, la grande parade terrestre de la Place Rouge fut donc reportée, alors qu’y étaient invités des dizaines de dignitaires étrangers, dont le président français. Cependant, les forces aériennes ont été maintenues, avec des dizaines d’avions et hélicoptères en tout genre survolant Moscou.

A titre exceptionnel en Europe, ce n’est pas le type de politique qu’a adopté la Biélorussie, pays voisin, mais aussi ancienne terre de l’URSS, dirigée d’une « main de fer » par le fantasque président Alexandre Loukachenko. En poste depuis 1994 dans l’unique Etat européen considéré comme une dictature, ce dernier a décidé de maintenir le défilé terrestre, qualifiant la pandémie de « psychose », et prenant le risque de se faire passer pour un Etat voyou, alors que la prochaine élection de cette terre de plus de 9 millions d’âmes, interviendra en Août prochain.

Roméo Delphin

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