L’année 2020 est terminée. Même si nous manquons de recul par rapport à la situation, il est assez clair que cette année aura marquée par le cumul d’événements d’une tristesse immense. Retour imprévu de mots « oubliés » comme « confinement », ou « pandémie mondiale », arrêts complets des économies pendant une grande partie de l’année, décès de personnalités marquantes, comme Sean Connery, Albert Uderzo, Mary Higgins Clark ou Roger Carel dans le monde de la culture, Kobe Bryant, Christophe Dominici ou Diego Maradona dans le monde du sport, ou Valéry Giscard d’Estaing dans la politique… La liste n’est pas exhaustive… Pourtant, 2020 a malgré tout eu son lot de bonnes nouvelles, qui sont cependant passées inaperçues dans ce contexte extrêmement compliqué.

Nombre d’entre elles sont principalement dans le domaine écologique, mais aussi, au niveau social, politique, ou sanitaire.

Au niveau environnemental, la plupart de ces nouvelles sont la conséquence de l’inactivité humaine au cours de ces derniers mois. Ainsi, selon BBC News, le plus grand trou de la couche d’ozone, de la taille du Groenland, s’est rebouché pendant le mois de mai. De même, les émissions de gaz à effet de serre se sont réduites de 7% au cours de l’année. Même si cela n’est pas assez pour réduire le réchauffement climatique, cela reste malgré tout une nouvelle positive, mais qui n’est à n’en pas douter, une des conséquences directes des différents confinements ayant eu lieu à travers le monde.

Toujours dû à la baisse des activités humaines, les animaux ont retrouvé une vie plus libre, comme le montre la hausse de la population d’éléphants et de rhinocéros dans les pays d’Afrique Noire, permise par la réduction du braconnage. De même, au niveau légal, nombre de pays ont voté des lois permettant d’offrir des conditions de vie plus favorables aux animaux. Ainsi, la Pologne, troisième producteur de fourrure dans le monde, a voté une loi visant à interdire leur élevage. Cela revient à éviter la mort de huit millions d’animaux. En juin, et suite à la pandémie du coronavirus, la Chine a retiré le pangolin de sa pharmacopée traditionnelle. Cet animal est soupçonné d’avoir joué un rôle dans la propagation de la COVID-19. Même si aucune vertu thérapeutique n’a été prouvée, certaines parties de l’animal sont utilisées dans la médecine traditionnelle chinoise. Les chiens et les chats ont également été exclus de la liste des animaux comestibles. Enfin, en août, le président français Emmanuel Macron a interdit la chasse à la glu.

Au niveau sociétal, l’année s’est terminée par la légalisation de l’avortement en Argentine, le rendant légal jusqu’à 14 semaines de grossesse. En août, en France, la contraception a été rendue gratuite pour les mineures de moins de 15 ans, alors que cela n’était le cas qu’entre 15 et 18 ans auparavant.
De plus, la durée du congé de paternité a été doublée en France, passant à 28 jours. En mai, l’Allemagne a interdit les « thérapies de conversion », visant à faire changer d’orientation sexuelle les personnes homosexuelles.
De même, au niveau européen, l’Ecosse a été le premier pays du monde à rendre gratuites les protections périodiques.
Cette année, l’Irlande du Nord et le Costa Rica ont tous deux rendu le mariage homosexuel légal, et cela pourrait prochainement être le cas en Suisse, où un référendum aura bientôt lieu, après que la loi aura été acceptée par le Parlement suisse.
Pour finir, en Arabie Saoudite, l’interdiction de se marier avec une personne mineure a été prononcée. L’âge légal est désormais de 18 ans. De même, au Soudan, l’excision des femmes a été interdite au mois de juillet et est désormais passible de trois ans de prison ferme.

Par ailleurs, pour la première fois de l’histoire, un brésilien porteur du VIH a pu guérir, sans avoir eu recours à une greffe de moelle osseuse. Cela est extrêmement positif et peut laisser entrevoir la possibilité d’obtenir un jour une possibilité de guérison. De même, une équipe de chercheurs de l’université de Cardiff a découvert en début d’année 2020 une cellule immunitaire qui permettrait de tuer plusieurs types de tumeurs. Cela ouvre, là aussi, la perspective d’une thérapie universelle contre le cancer.
Enfin, c’est en cette année 2020 que la polio a officiellement été éradiquée du continent africain, comme l’a annoncé la Commission africaine de certification de l’éradication de la poliomyélite.

Malheureusement, il faut bien avouer que ces nouvelles ont été éclipsées par une année 2020, qui à coup sûr, aura été marquante à bien des niveaux, et souvent pour des raisons assez tristes… Il faut maintenant espérer que 2021 sera porteuse de bonnes nouvelles, et surtout que l’on entendra plus parler de ces dernières.

Valère Bénazet

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